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 Dimanche 24 mars 2019
Balade Street Art à la Butte-aux-Cailles

Qui dit Butte aux Cailles à Paris dit Street Art : les œuvres des artistes, dont certains vivent dans le quartier, Jef Aérosol, Miss Tic, Jace, Seth, Urban Solid, K-Bal, etc… tapissent les murs du quartier, pour le plus grand bonheur des badauds !
Pourquoi dans ce quartier, précisément ? Axelle Carlier, historienne, nous explique : « Dans les années 1540, la colline appartient à la famille Cailles, dont elle tient son nom. Elle est alors traversée par la Bièvre, autour de laquelle sont installées plusieurs industries, ce qui en fait un quartier à la fois populaire et industriel. De plus, la Butte repose sur une carrière d'argile. Son sol est très fragile, ce qui empêche la construction de gros ensembles immobiliers. C'est pour cela que les ruelles du quartier sont pavées et très étroites. Enfin, à cause de ces différents éléments, pendant la Commune de Paris, l'insurrection populaire de 1871, beaucoup d'événements ont eu lieu ici. En résumé, la Butte-aux-Cailles est un quartier industriel, populaire, rebelle, aux rues étroites. Le terrain de jeu parfait pour les Street-artistes. Le Street Art fait donc partie de l'histoire de la Butte-aux-Cailles et le maire du 13e arrondissement, Jérôme Coumet, milite en faveur de son développement ».

Accessible, gratuit, éphémère et illégal, le Street Art, ou art de la rue, est probablement l'un des plus grands mouvements artistiques du XXIe siècle. S'inscrivant dans la culture urbaine et underground, il est très présent dans les différentes capitales européennes, comme à Londres ou à Berlin. À Paris, la première œuvre de Street Art connue date de 1961. L'artiste Christo barricade la rue Visconti à l'aide de barils de pétrole pour dénoncer la construction du mur de Berlin. Car si le Street Art y est plus discret qu'à Berlin, il tapisse tout de même les murs et les rues de la capitale, à la Butte-aux-Cailles particulièrement. Illégal mais reconnu, le Street Art se veut aujourd'hui plus « léger ». Il est difficile de retracer l'histoire de cet art, que l'on ne trouve pas, ou peu, dans les livres, mais Axelle Carlier identifie trois périodes. Au début du mouvement, dans les années 1960-1970, le message propagé par les œuvres était engagé, il véhiculait des idées assez fortes. Avec les années 1980-1990, cette idéologie s'est muée en un message plus rebelle, plus provocateur, avec l'apparition des tags et des graffitis. Et aujourd'hui, depuis les années 2000, la démarche est plus artistique, esthétique. On a vu la naissance d'une nouvelle génération d'artistes qui ne veulent pas faire passer de message particulier mais utilisent plutôt la rue comme un terrain de jeu, pour l'égayer. Cela donne des pochoirs avec des personnages très ronds, très gais, et beaucoup de couleurs.

Fin de la balade vers 12h30 à la Porte d'Italie.
Pour ceux qui le souhaitent, nous finirons cette balade citadine par un déjeuner convivial dans un restaurant chinois.

7 km environ  
Animateur : Gérard

Inscriptions : avant le 20 mars 2019
Par SMS
auprès de Gérard ou par mail  sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Particularité : Transport en commun.
Rendez-vous à 9h place d'Italie - Devant la Mairie.